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Mon histoire…

Comment tout a commencé…

Toute mon enfance, j’ai évolué dans un univers artistique et manuel ; j’ai toujours vu mes parents restaurer et décorer des maisons. Plus jeune dans notre maison de campagne, j’adorais passer des heures dans le garage pour y construire des maisonnettes de poupées, j’utilisais peintures et outils sous l’œil attentif de mes parents. Le mercredi après-midi nous faisions des maquettes avec des boites d’allumettes et du papier cartonné. Plus tard ce sont mes grands-mères qui me transmettaient leur savoir-faire  manuel en héritage. J’ai alors pu apprendre le tricot, le crochet et la couture.

L’école Boulle…

Plus tard, jusqu’à la 3ème, j’ai suivi un cursus scolaire général. Puis, très vite, je me suis rendue compte qu’il était nécessaire pour mon épanouissement futur de choisir une filière en CAP ou une école d’art. J’ai donc postulé et passé les concours d’entrée de l’école de l’Abbé Grégoire (Lycée Professionnel) ainsi que celui de l’école Boulle, toutes deux spécialisées dans la tapisserie d’ameublement. J’ai été acceptée aux deux écoles. Après réflexion je me suis tournée vers l’Ecole Boulle intéressée par sa notoriété internationale. J’ai obtenu mon Baccalauréat, et accédé au DMA. Après cinq années passées au sein de cette grande école, j’ai obtenu mon Diplôme des Métiers d’Art  avec  mention.

La genèse de Demoiselle Rose….

Une fois dans la vie professionnelle, j’ai travaillé en boutique. Je voulais explorer l’aspect commercial d’une entreprise. Mais je n’étais pas totalement épanouie et en parallèle je continuais à créer. Afin de renforcer mes connaissances à la fois commerciales et créatives, j’ai décidé  d’intégrer une formation d’un an de Visuel Merchandiseur à Paris. Grâce à cette formation, j’ai pu côtoyer le monde du luxe au travers d’un stage effectué dans la célèbre maison Bernadaud, créateur d’art de la table depuis plus de 150 ans. En binôme avec la responsable merchandising, nous avons sillonné la France, afin de retravailler les vitrines dans l’esprit de Noel.

Puis, au sein de l’enseigne Nature et Découvertes, j’ai pu pendant trois ans m’exercer et créer différents univers tout en gardant ce lien avec la clientèle à laquelle je suis très sensible. 

J’avais toujours en moi ce besoin incompressible de créer. Je collectais tissus et boutons divers, comme en prémonition à ce souhait encore flou de m’établir dans le domaine de la couture. Je répondais à des commandes de cadeaux de naissance et créais coussins et peluches. 

Puis j’ai eu comme une révélation, le jour ou j’ai acheté dans une boutique de loisir créatif un fermoir de sac, j’ai vu au travers de cette pièce une multitude de possibilité de créer. Ce premier sac à rencontré un vrai engouement dans mon entourage. Bref : J’avais enfin trouvé comment jumeler passion et commerce. J’ai ouvert ma gamme en réalisant des petits portes–monnaies, des trousses à maquillages, des nœuds pap’ pour cheveux, et bien entendu des sacs à mains.

Durant cette période, je fis le pari fou de participer au marché de Noel des Artisans sur les Champs Elysées. Je postulais et fus acceptée. Ce fut un vrai challenge pour moi, car je n’avais qu’une idée approximative du stock nécessaire pour cette intensive. Mais ce fut un réel bonheur !

Bref parcours de Demoiselles Rose :

J’ai débuté sous la marque « Les p’tites mimines de Géraldine » et fais mon premier marché de Noel en 2013 à Viry Chatillon (91). Puis début 2014, Mme ELIE responsable de la boutique « le Boudoir de Marguerite » basé à Angoulême tomba sous le charme de mes créations et me sollicita pour déposer mes sacs au sein de sa coquette boutique. En milieu d’année, je réalisai, sur mesure, plusieurs sacs de demoiselles d’honneur pour différents mariages. J’organisai avec Jonathan Martin, photographe professionnel, un shooting photo à Montmartre, pour dynamiser mon site internet. Vers la fin d’année, je participais aux Salon ART’Smod à Soisy sur Seine. Puis je clôturai l’année 2014 avec le marché des Champs Elysées. Toutes les rencontres que j’ai faites durant cette année ont été mon carburant, le moteur et le leitmotiv qui font ce qu’est aujourd’hui « Demoiselle Rose ». 

Pourquoi Demoiselle Rose ? 

C’est aussi un clin d’œil à mes parents qui me portent dans mon projet. Ils possédaient un jardin dans lequel, petite, je plongeais pour sentir toutes ces senteurs, toutes ces variantes de roses. La féminité et le raffinement sont pour moi le fondement de la marque que j’ai créée,  d’où le nom Demoiselle Rose. Chaque sac est pour moi comme une « demoiselle » et Rose en référence à cette fleur qui porte les vrais symboles de la féminité et du raffinement. Il y a autant de variété de roses que de demoiselles !

L’identité Demoiselle Rose : la collection Boudoir : de satin rose,    de vieux rose et dentelles, on me dit souvent que ça fait référence àJe suis autodidacte, et j’ai mon atelier : je dessine, je fais le patron et réalise tout toute seule sans intermédiaire. Je pars d’un tissu neutre, vierge, d’une idée et de là, je vais constituer le dessin, et je vais chercher à créer un sac, ou un accessoire, joli et harmonieux. Il y a beaucoup de travail derrière chacune de mes pièces.

Je m’inspire des boutiques Natives, de Leg avenue et leurs cosplays, de Chanel, des robes des années 50 et du prêt-à-porter. Je prends de l’ancien pour le mettre au goût du jour : j’aime beaucoup les pin-up, le vintage, le rockabilly, le punk rock, le glam rock, et le victorien romantique. Je m’inspire aussi du corset, de la lingerie. J’aime donner à mes créations un petit côté Lolita. Je ne suis pas gothique, mais le noir, l’utilisation que je fais des corsets, peut y faire songer. Chacun peut retrouver dans mon style plusieurs styles, et son propre style. Mon univers est un mélange : j’ai toujours plein d’idées.

Par exemple, créer des sacs qui reprennent les sous-vêtements, n’est-ce pas une façon d’affirmer une féminité féministe ?
Mes créations touchent en plein cœur le conscient commun de la féminité. Je suis très sensible au monde extérieur, à la femme et à ce qu’elle renvoie. On met les femmes à nue pour les vendre, et le marketing a souillé le visage de la femme.
C’est culoté de ma part de vouloir exprimer de façon aussi abrupte la féminité. C’est une façon de dire aux femmes qu’elles ont leur mot à dire sur leur propre féminité. Un sac pourrait être anodin, et je vous propose un sac qui affirme une identité. C’est un message fort et percutant que je souhaite passer, un message féministe : je suis une femme et je l’assume. Je suis féminine et alors ? On aime porter nos dessous, ils sont chers, très raffinés. Je prends les dessous et je les mets à la vue de tous, de façon très osée. Toutes les femmes ont quelque chose à dire sur leur féminité.